mardi 2 avril 2013

Un exemple d'action municipale innovante...




Mouans Sartoux (83) : et si nous les imitions ?


Créer une régie agricole municipale pour alimenter les trois cantines scolaires de commune, tel est le projet qu’a développé la commune de Mouans-Sartoux dans le Var. Avec la volonté de produire des légumes bio et locaux, la commune s’est penchée en 2005 sur cet ambitieux objectif en commençant par résoudre la question foncière. En acquérant 4 ha à proximité du centre ville, de terres en friches destinées initialement à être urbanisée, la commune a pu installer sur ses terres une agricultrice. Depuis 2011, l’agriculteur est un employé municipal rattaché au sein de la direction des espaces verts au sein de laquelle les agents prennent plaisir à donner un coup de main (arrachage de pommes de terre notamment). « Cela diversifie le travail des espaces verts» confie Gilles Pérole, Maire-Adjoint en charge de la petite enfance et de l’éducation. Résultats, la commune a atteint son objectif de 100 % de légumes bios et locaux préparés dans ses cantines ce n’est pas plus cher dans l’assiette, puisque le prix du repas est passé en 2009 de 1,90 euros à 1,80 euros en 2011. Côté emploi, un emploi temps plein agricole, un mi-temps en insertion et un mi temps agents espaces verts ont été crées. Cette première en France de régie municipale agricole pourrait bien donner à nos élus franciliens des idées. ( ou d'ailleurs!)

Article trouvé ici: 
"Terre de liens Rhône-Alpes" <ra@terredeliens.org>

lundi 1 avril 2013

A la recherche ...d'un violon !

C'est un appel sérieux aux Lyonnais et Grans Lyonnais. Voyez sur le blog melikahabdelmoumen.blogspot.fr

Et puisque c'est Pâques, que Melikah a posté ce texte de Blaise Cendrars, je vous le livre en avant première:



Seigneur, la foule des pauvres pour qui vous fîtes le Sacrifice
Est ici, parquée, tassée, comme du bétail, dans les hospices.
D'immenses bateaux noirs viennent des horizons
Et les débarquent, pêle-mêle, sur les pontons.
 
Il y a des Italiens, des Grecs, des Espagnols,
Des Russes, des Bulgares, de Persans, des Mongols.
Ce sont des bêtes de cirque qui sautent les méridiens.
On leur jette un morceau de viande noire, comme à des chiens.
C'est leur bonheur à eux que cette sale pitance.
Seigneur, ayez pitié des peuples en souffrance.
 
Blaise Cendrars, "Les Pâques à New York".

Réflexion sur la démocratie française actuelle


Directeur de la publication : Edwy Plenel
www.mediapart.fr

  • Démocratie, état d’alerte
    PAR CHRISTIAN SALMON
    ARTICLE PUBLIÉ LE DIMANCHE 31 MARS 2013

Lors de son entretien avec David Pujadas, sur France 2, François Hollande a donné de la fonction présidentielle une interprétation personnelle, toute en nuances, composant par petites touches l'autoportrait d’un prince paradoxal, soumis aux injonctions contradictoires de l’austérité et de la croissance, du
désendettement et du redressement
. Gouverner par gros temps n’est pas chose aisée. Il y faut de la volontéet du tact, de l’énergie et de la patience, des qualités d’imagination et d’administration. On doit fixer uncap tout en naviguant à vue, rassurer les marchés sans désespérer l’opinion. Toutes choses qui exigent d’unchef de l’État de l’autorité et de la modestie et surtout une capacité d’adaptation infinie, une flexibilité àtoute épreuve, conformément aux idéaux types du néolibéralisme et aux aléas d'une crise qui ne fait ques’aggraver.

Lors de sa prestation, plus longue que prévue, François Hollande s’est efforcé de convaincre qu’il détenait
toutes ces qualités, témoignant même d’une forme d’autorité raisonnée, conforme à cette souveraineté
limitée qui est celle des États européens, contenue par le corset étroit des règlements qu’a tissés l’Union
européenne depuis le traité de Maastricht, soumis à la tutelle des marchés et des agences de notation.
François Hollande ou l’humble gouvernance. Il m’est arrivé, l’écoutant, de penser : « Quel bon président de
droite il ferait ! »

Son intervention toute en nuances contrastait avec une actualité démontée qu’on se gardera bien de
qualifier de séquence, à la différence des épigones étourdis du storytelling, tant la logique à l’oeuvre dans
l’imbroglio politico-judiciaire obéit moins à l’habile feuilletonnisation médiatique qu’à la synchronisation
aléatoire des agendas médiatiques, politiques et institutionnels, et qui soudain convergent comme
lors des grandes catastrophes naturelles. « La vie s’est transformée en une suite intemporelle de chocs
», écrivait Adorno (1903-1969), dans ses Minima Moralisa, pour décrire l’expérience du front lors de
la Seconde Guerre mondiale. De la démission du ministre du budget, Jérôme Cahuzac, à la mise en
examen de Nicolas Sarkozy pour abus de faiblesse en passant par la perquisition du domicile de Christine
Lagarde, actuelle directrice du FMI, c’est à cette « suite intemporelle de chocs » déstabilisateurs que
nous assistons depuis une dizaine de jours, autant de symptômes de cette décomposition qui affecte le
champ politique.

Si l’on élargit le spectre à l’Italie avec l’irruption dans le champ politique italien de Beppe Grillo, le trublion de l’austérité, ou encore à Chypre, avec la décision de la Troïka d’imposer une taxe sur les dépôts bancaires des particuliers, aussitôt rejetée par le Parlement, et qui n’a eu d’autre effet que de jeter le soupçon sur la
garantie des dépôts bancaires chez tous les épargnants européens, on a là tous les éléments d’une crise de la représentation démocratique à laquelle répondent de toutes parts des attaques irrationnelles, de plus en puissantes, somnambuliques contre l’État de droit.
La mise en cause simultanée de l’indépendance de la
justice et de celle des journalistes, qui consiste à exiger des journalistes ce que seule la justice peut offrir, des
preuves, tout en déniant aux juges ce que l’on reproche aux journalistes, le droit de mener des enquêtes en
toute indépendance, aurait pour effet, si elle atteignait ses objectifs, d’interdire tout espace de délibération,
tout contre-pouvoir, une forclusion de la démocratie. Symptôme de ces réactions en chaîne qui ébranlent les
soubassements même de nos démocraties, une crise générale de la confiance et de la représentation ; la
crise des dettes souveraines n’en est qu’un aspect, qui en voile d’autres, nombreux : crise de la
souveraineté de l’État, crise de la parole de l’État, crise de la signature de l’État… Cette crise se
manifeste partout dans les démocraties occidentales, mais elle est renforcée en Europe par ce qu’on a
l’habitude d’appeler la « construction » européenne, qui s’apparente de plus en plus à une «déconstruction»
de la souveraineté.

Qu’est-ce que la souveraineté en effet sinon un double processus qui confère à l’État un pouvoir effectif (celui de battre monnaie par exemple) et un dispositif représentatif, une certaine symbolique de
l’État (son protocole, ses rituels, ses cérémonies)?

 À partir du moment où la souveraineté de l’État est battue en brèche par la construction européenne et la mondialisation des marchés financiers, le dispositif de représentation du pouvoir apparaît comme une coquille vide, un simulacre aux mains des communicants. Le couple que constituaient le pouvoir et son dispositif de représentation s’est brisé en deux : d’un côté, un pouvoir sans visage, une bureaucratie anonyme, de l’autre des hommes d’État désarmés, un roi nu. D’un côté, des décisions sans visages, de l’autre des visages impuissants. Résultat de cette dislocation: l’action est perçue comme illégitime et la parole a perdu toute crédibilité.

Le langage du pouvoir soumis à des injonctions contradictoires tend par une pente naturelle à l’euphémisation, à l’oxymore, à la dénégation, un phénomène observé par Pier Paolo Pasolini
(1922-1975) et Leonardo Sciascia (1921-1989) chez les dirigeants de la démocratie chrétienne, dans l’Italie des années 1970.

 Dans les périodes de crise, les hommes politiques adoptent spontanément une novlangue que Leonardo Sciascia a qualifiée de « langage du non dire » et qui est une tentative de se dissimuler, de s’enfouir dans la langue, dans le jargon, « pour survivre », écrivait Pasolini, « fût-ce comme automates, comme masques…» C’est à Pasolini et à Sciascia que j’ai pensé en écoutant François Hollande, surpris de l’entendre se mettre soudain à parler « la langue du non dire », émaillée d’expressions aussi absurdes que « trouver de la croissance par nos leviers », « pourquoi faire du sang et des larmes ? » ou délégitimer le coeur de son projet politique en associant « redressement » et « maison de redressement » : « Le redressement oui, mais l’Europe ne doit pas être une maison de redressement »… Ou encore s’engluer dans la définition de son propre rôle à la tête de l’État : « C’est mon rôle non pas parce que je suis un président socialiste, d’ailleurs je ne suis plus maintenant un président socialiste…»
La spirale de la perte de légitimité

Mais l’apport le plus original de cette novlangue hollandaise est sans doute la création du désormais
fameux « choc de simplification », une prouesse syntaxique qui laisse pantois. On avait évité il y a
quelques mois le choc de compétitivité au profit du pacte du même nom mais le « choc de simplification
» constitue une trouvaille digne des Shadoks. A priori rien de plus éloigné de l’idée de choc qu’une simplification. Pourquoi pas un choc de précision ? Un choc de clarté ? Un choc de normalité… «Comme
toujours, écrivait Pasolini, c’est dans la langue seule qu’on a perçu des symptômes. » Son article, resté
célèbre comme « l’article des Lucioles », s’intitulait à l'origine « Le vide du pouvoir »

Le discours volontariste (churchillien) que le choeur des éditorialistes ne cesse d’invoquer dans une touchante unanimité, n’est qu’une façade qui tente de masquer l’impuissance relative des Etats européens soumis à la règle d’or et au « Protecteuro»…
 Depuis la révolution néolibérale, le volontarisme s’est imposé comme une figure paradoxale. Plus l’Etat est désarmé, plus il doit afficher son volontarisme. La posture du  « volontarisme » néolibéral est la forme que prend la volonté politique lorsque le pouvoir est privé de ses moyens d’agir. Mais sa crédibilité est gagée sur la puissance effective de l’Etat. Si cette puissance n’a plus les moyens de s’exercer, le volontarisme est démasqué comme une posture. Il faut donc qu’il redouble d’intensité, qu’il s’affiche avec plus de force pour se recrédibiliser, démonstration qui va accentuer encore le sentiment d’impuissance de l’Etat. C’est la spirale de la perte de légitimité. C’est ce qu’a tenté François Hollande lorsqu’il s’est efforcé de recycler dans la bataille pour l’emploi les habits du chef de guerre endossés au Mali. « Je suis en ordre de bataille. Je suis le chef de cette bataille. J’avance. » Ainsi va la novlangue socialiste, louvoyant entre la rhétorique de la rigueur et la geste donquichottesque du redressement.

Mais la perte de crédibilité de la parole publique n’est pas un phénomène conjoncturel, elle n’est pas liée seulement au contenu des discours ou à la sanction des promesses non tenues ; elle est le produit d’une contradiction structurelle du néolibéralisme. Marx avait bien vu que le capitalisme de son temps était tout à la fois basé sur le profit et tenaillé par la baisse tendancielle des taux de profit. De même le néolibéralisme, qui s’appuie sur le crédit, est miné par une baisse tendancielle de la confiance qui se manifeste par la perte de crédit de l’Etat aux yeux de ses électeurs et de ses créanciers. Une étude récente publiée par le Pew Research Center démontre que de 1958 à 2012, la confiance dans le gouvernement fédéral américain s’est effondrée, passant de 75% à …23% !

En dérégulant la finance et en déprogrammant l’Etat, la révolution néolibérale des années 1980 a absorbé l’espace même du politique, condamnant l’homme politique, placé sous vide, à se simuler, à se
reprogrammer sans cesse.

Quand le roi est nu et le pouvoir impuissant, en quoi consiste l’exercice de
l’Etat sinon à jouer de manière délibérée avec les apparences. La scène politique se déplace : des lieux
de la délibération et de la décision politique (forum citoyens, meeting des partis politiques, assemblées
élues, ministères) vers les nouveaux espaces de légitimation (TV, médias et Internet). L’explosion des
réseaux sociaux comme Twitter et les chaînes du toutinfo ont pulvérisé le temps politique.
La fonction journalistique s’est déportée de ses missions originelles – l’enquête, le reportage,
l’analyse politique, bref, l’information – vers une fonction de décryptage visant à découvrir sous les
apparences trompeuses de la vie politique la vérité d’un calcul, les ressorts d’une histoire, le secret
d’un montage narratif. Sondages et décryptage sont désormais les deux facettes d’une démocratie sans
repères, sans frontières, désorientée, qui a substitué le récit à l’action, la distraction à la délibération, le stage
craft (l’art de la mise en scène) au state craft (l’art de gouverner). D’affaire en affaire, de coups de tonnerre
en coups de théâtre, l’actualité, tel le furet de légende, parcourt en tous sens le territoire miné de scandales dela démocratie mutilée.

La crise de la représentation politique est entrée dans sa phase terminale. C’est l’état d’alerte pour les démocraties.


samedi 30 mars 2013

L'émission Empreinte a reçu Pierre Rabhi

Si vous ne l'avez pas vu:
http://www.dailymotion.com/video/xy9irs_empreintes-pierre-rabhi-les-cles-du-paradigme_lifestyle#.UVc2Lzf8D7U

Je connaissais les grandes lignes de son histoire, mais pas la souffrance qu'il évoque et qui l'a conduit à écrire un premier livre pour lui-même, comme une thérapie. Vraiment, plus que jamais, après avoir regardé cette émission, je dis "Quel grand homme!". Et quel bonheur de voir tant de gens à son écoute, se mettre en marche pour changer le monde.

jeudi 28 mars 2013

Un collectif: la ferme de la Chaux, l'association Goshen

Je vous conseille directement le site www.goshen.fr, il est bien fait, tout y est dit mieux que je ne le ferai.

Quelques photos de mon cru:

Il y a celles que je n'ai pas prises: toute la vallée de l'Ouche est magnifique, avec une luminosité particulière, malgré la grisaille de cet hiver qui n'en finit pas.
Arrivée à La Bussière, je découvre aussi le canal de Bourgogne, et ses écluses.

Mais entre la pancarte qui annonce le village et celle qui annonce la sortie du village, sur une courte distance, j'ai vu des maisons sagement rangées au bord de la route, mais personne pour me renseigner.
Un café ... fermé jusqu'à 16h.
Normal, ici les gens travaillent sur Dijon, donc les rares commerces ouvrent en fin de journée.
Les courses se font à 15 km, à Pouilly en Auxois. 
 
A l'écluse, je frappe à la porte: on ne connaît pas la ferme que je cherche..."Allez demander à la mairie". Bonne idée, mais où est la mairie?
Seuls deux monuments classés sont indiqués: une église et une abbaye. C'est bien là que je trouve la mairie, qui a deux permanences hebdomadaires... Heureusement, l'unique employé municipal est dans les parages et me renseigne.

Si vous avez des envies d'achat  de maisonnettes avec jardinets, j'ai l'impression qu'on vend beaucoup par ici. Et pas cher. Peut-être y trouverez-vous votre bonheur? .

L'impression que je retiens de ce passage et de la rencontre avec Alexandre et Marie, c'est que ces jeunes sont dans le même type de projet et de parcours personnels que ceux rencontrés à la Terriade en juillet dernier. Et franchement, ça me fait du bien au moral de voir cette jeunesse qui construit collectivement à la marge de la société de consommation, sans être des marginaux. Je les admire beaucoup!


Détails de l'abbaye, devenue hôtel de luxe (Réseau "Relais et châteaux")

La place du village,


et son église,

puis quelques kilomètres plus loin...



...
la Ferme de la Chaux!




Les 60 arbres fruitiers plantés à l'automne:


Et tout ce qu'il faut en permaculture: la paille, le fumier, le compost.





Jeune arbre à l'entrée de la ferme:


Et ceps plantés en spirale:


Dans le champs: premier primevère, promesse d'un printemps qui se fait désirer!

Ungersheim 2, village en transition, ce que j'en ai vu.

Si vous farfouillez dans ce blog, vous y trouverez un article de presse sur ce village. Alors j'ai eu envie d'y aller voir. ( Vous verrez sur les photos que j'ai encore réussi à me retrouver en vadrouille dans le froid et la neige!)

Au premier coup d'oeil, rien de particulier ne distingue ce village:

J'ai d'abord vu, sur la place du village, cette ancienne prison.

Puis la mairie (et toujours des maisons très colorées)




L'église...

... et le château d'eau!





Je suis finalement allée sur le site internet de la mairie (ce que je vous invite chaleureusement à faire)
et me suis mise au chaud au bistrot. Ce qui m'a donné l'occasion de parler avec un habitant.
D'après ce que j'ai compris, il y aurait "un problème de gouvernance", à savoir que le maire a été élu sur ses projets associatifs, puis qu'il a "viré écolo", et qu'il décide souvent seul.
Ces paroles m'éclairent sur le ressenti que j'ai eu...

Gouvernance: un élément incontournable du développement durable, l'art de décider ensemble en s'écoutant, en échangeant des arguments, jusqu'à prendre une décision qui convienne à tous. C'est souvent par défaut de gouvernance que de beaux projets se cassent la figure!

Un collectif: Artisans de Paix Val de Consolation

Il y a dans le département du Doubs une petite commune au nom de "Consolation-Maisonnettes".
On y trouve le "Val de Consolation", à la fois
*  site géologique puissant, avec son cirque, ses cascades, sa végétation;
*  site historique; avec des traces d'occupation humaine préhistorique, puis une histoire lourde: château fort détruit par des envahisseurs; église construite pour abriter la sépulture d'un noble; monastère, puis presbytère, maintenant loué par l'association Artisans de Paix.

Pour en savoir plus:
www.val-consolation.com
artisansdepaixvdc.blogspot.fr  Vous pourrez regardez un excellent reportage de France 3, en 4 séquences.
et www.journéesdupardon.fr/organisateurs.htlm

Quelques photos en complément:


 













Signe de réchauffement: les abeilles commencent à sortir.




Dans ce lieu, on y fait du pain, pour la consommation sur site et pour la vente.Mais cette image du travail collectif est aussi très symbolique de ce qui s'y vit.

 



Au cours d'une promenade, j'ai découvert ce lieu. On dit qu'il y a eu une apparition mariale et un miracle à l'époque des croisades. Ce qui est certain, c'est que ce lieu est très visité et entretenu.

Si à votre tour vous allez à Consolation, ne faites pas comme moi: prévoyez des chaussures de marche: avec mes chaussures de villes aux semelles un peu lisses, j'ai dû limiter mes promenades !
 
Mes impressions après une semaine sur site:

* C'est de fait un habitat groupé: chacun occupe une partie privative et tout le reste est collectif (cuisine, réfectoire, lingerie, atelier, salle de projection)
* Il y a une grande diversité de personnes, hommes et femmes, de tout âge, qui se retrouvent là pour un certain temps, sans s'imaginer que c'est pour toujours.
* Il y a donc une certaine fluidité.
* Le cadre est tenu par des rituels (cercle de parole hebdomadaire, réunion quotidienne de travail animée chaque jour par un permanent différent, organisation en pôle, avec une personne référente) et par des formations régulières qui mettent de la cohérence.
* Permanents et bénévoles travaillent ensemble, et il m'était difficile de comprendre qui était permanents et qui étaient bénévoles, ce qui est bien!
* J'ai beaucoup aimé, et si cela avait été possible, je serai volontiers restée une semaine de plus. Mais alors, je ne serai allée ni à Ungersheim ni à La Bussière sur Ouche...